1er Juillet : organisation Journée Nationale de la Spéléologie et du Canyon

Date: 1er juillet






Comme chaque année, notre fédération met en place au niveau national des journées découverte de la spéléologie et du canyon. Depuis 1 an, deux weekends sont proposés: le 1er weekend de juillet et le 1er weekend d'octobre.












Le spéléo club de Saulges vous propose à cette occasion de venir gratuitement:
JNSC 2016


  • découvrir le milieu souterrain au sein de la grotte René Paul





       
      JNSC 2016





    • vous initier aux techniques spéléo de progression sur corde (en falaise)







     Pour vous inscrire, contactez-nous: speleoclubsaulges@gmail.com

    Pour en savoir plus sur les circuits possibles, la tenue à prévoir, rendez-vous sur l'onglet "initiation" du site


     Au plaisir de vous faire goûter à notre passion!



    Week-end dans les Causses

    Dates: du 28 avril au 1er mai.
    Participants: Marco, Tony, Benjamin, Solenn, Vincent et Jean-Baptiste un collègue rennais.
    Vendredi rendez-vous à Luigny pour Tony, Marco, Solenn et Vincent avant de prendre la route tous ensemble pour Veyreau. Benjamin et JB, en Ardèche iront directement au Gite.
    Voici ci dessous les comptes rendus de nos différentes sorties du week-end.

    Le samedi 28 avril:

    Au programme de la journée: l'aven de Banicous

    Vincent et JB partent devant pour équiper, suivis par le reste de l'équipe.
    Les puits s’enchaînent. Le P53 amène au dessus d'un lac à l'eau claire que l'on contourne via une vire. On voit que certains ont perdu du matériel en l'équipant! Juste après le lac, nous nous installons dans une petite salle pour manger. Vincent et JB repartent ensuite équiper les puits suivants, mais ils semblent davantage arrosés. Pendant ce temps Benj et Marco retournent au lac pour prendre qql photos.


    Après une petite demi heure d'attente, Solenn se décide à rejoindre l'équipe de tête afin de voir ce fameux P94 réputé magnifique, même si pour cela il faut traverser un rideau d'eau à la sortie d'une étroiture en tête de puits. Benj, Marco et Tony renoncent à descendre n'ayant pas très envie de se faire doucher. Ils remontent tranquillement en faisant qql dégagements d'équipier et autre entrainement technique.
    Solenn rejoint Vincent en haut du P94, JB  est à mi hauteur en train d'équiper. Il a équipé la voie brochée. Vincent commence à descendre suivi de Solenn, mais alors que cette dernière est entre 2 fractio, les 2 gars lui demandent de remonter. La suite du puits est trop arrosée. Une petite conversion plus tard, Solenn remonte en haut du P94 et Vincent et JB rebroussent chemin. Dommage, le puits semblait vraiment chouette. I l faudra y revenir.
    Tout le monde remonte sans traîner pour ne pas avoir froid et la 2d équipe rejoint la 1ère qui termine de remonter le puits d'entrée.

    Solenn

    Le dimanche 29  avril :  


    • Aven de la Retournade 


    Participants: Benjamin et Marco, Jean-Baptiste 
    C'est non sans difficulté que nous avons trouvé ce gouffre, que personne ne connaissait, sans descriptif d'accès et de fiche d'équipement. Mais qu'importe, avec les coordonnées GPS + la coupe topographique, nous avons pu atteindre notre objectif : le fond de la cavité.


    Après une approche motorisée sur 2km de piste, et une petite marche à travers champs, nous atteignons l'entrée du gouffre, d'un mètre sur un mètre, et recouverte d'une palette de bois et de tôles. Benjamin en profite pour s'éclipser une heure, à la recherche de son poncho de survie, perdu à l'Aven des Loups quelques jours auparavant (et retrouvé ;). JB et Marco partent donc équiper la cavité, qui semble peu fréquentée, et remarquent en bas du puits d'entrée de 10 mètres (P10), un ou deux petits serpents... Ils continuent leur chemin sans les déranger, franchissent un P16, un P14, deux ressauts en désescalade (R3 et R2), un P32 (retour de Benjamin), et enfin un R6 en désescalade, avant de terminer au fond d'un boyau en cours d'exploration.
    A la remontée, après avoir déjeuné tous ensemble, Benjamin commence le déséquipement, puis décide de profiter des conditions sèches de la cavité pour prendre quelques photos. Marco terminera le déséquipement, et remarquera qu'à la base du P10, un autre serpent, plus impressionnant cette fois-ci, s'était camouflé avec la couleur de la paroi. Au regard de sa taille (pas très longue) et de la forme de sa tête (triangle/ en "V"), nous penchons pour une vipère. Elle est d'un marron clair, et tachetée de noir. Peut-être une vipère péliade (?)

     




    La cavité est totalement spitée, pas très profonde, sèche, et agréable. Elle se réalise en une matinée ou un après-midi. Et est aussi très intéressante pour les personnes en apprentissage de l'équipement.
    Enfin, pour la petite anecdote : Il est préférable de prendre la piste par la route de La Retournade (plus courte), que par la D63... Cf. descriptif d'accès et fiche d'équipement réalisé par Benjamin et JB.


    Benjamin

    • Aven des Patates
    Participants: Tony, Vincent et Solenn

    Objectif du jour: équiper les puits de l'aven des patates pour pouvoir le lendemain descendre rapidement pour équiper les grandes vires.

    Vincent part devant commencer l'équipement, rejoint par Tony et Solenn une demi-heure plus tard.

    Rapidement, nous nous rendons compte que notre fiche d'équipement ne devait pas être très très jeune ; et que la longue main courante du début n'était en fait pas prévu. Résultat : nous avons un décalage dans les longueurs de cordes, ce qui risque de nous poser problème par la suite. Vincent décide donc de remonter pour déséquiper la main courante du début et récupérer la corde de 20m dont nous avons besoin par la suite. Et oui à force de le chambrer sur son habitude à prendre toujours trop de matos, Vincent a fait cette fois dans le minimaliste et n'a pas pris de corde de  rab. Il fallait aussi laisser du matos pr la 2ème équipe. 

    C'est donc Solenn qui reprend l'équipement de la suite pendant ce temps là. Pas de soucis majeurs, mais encore une fois nous nous retrouvons en manque de corde et Vincent doit remonter et modifier quelque peu l'équipement pour gagner suffisamment afin d'arriver en bas du dernier ressaut du P30 sans utiliser une nouvelle corde.  S'ensuivent 2 ressauts de 3 ou 4 m, que Solenn équipe puis le P11, avant le dernier puits de 65 m. Mais en fait les ressauts n'étaient pas non plus prévus dans la fiche d'équipement et peuvent se passer en libre, ils sont donc déséquipés pour pouvoir ensuite descendre le P11 et enfin installer la dernière corde dans le P65.
    Nous ramèneront 2 cordes supplémentaires le lendemain pour équiper la main courante du début et les ressauts, moins évidents à passer alourdis par des kits. 
    Le groupe ressort vers 19h, un peu plus tard que prévu en raison des équipements/déséquipements successifs. 

    Comme quoi une bonne fiche d'équipement et une bonne topo, c'est important !

    Solenn


    Lundi 30 avril: Aven des Patates, le retour

    Participants:Tous

    Le lendemain, nous retournons équiper la suite de la cavité à effectif complet cette fois: Vincent et Jean Baptiste en tête, filent équiper le P65, suivis de Solenn qui les rejoint dans les grandes salles.
    L'objectif de la journée est d'équiper les deux grandes vires pour retrouver la rivière en bas du P10 un peu plus loin et qui sait, trouver le boyau + le P11 suivant selon le timing.
    La deuxième moitié du groupe constituée de Binj, Tony et Marc descend jusqu'à la rivière sous le puits du Bamal et le savourent: une pente douce de sable fin et clair mène jusqu'à une belle rivière d'eau bleue et calme. Le plafond est tellement haut qu'on se croirait dans un canyon, mais de nuit...
    Après avoir mangé juste avant le "grand toboggan", Solenn se joint cette fois-ci au petit groupe des 3 gars pour aller faire un tour au lac. Mais ils
     le verront sans le toucher car l’équipe de tête réquisitionne leur matos alors que Benj allait descendre.
    Tout le monde s'engage ensuite sur les fameuses vires. Mais à la 2d, nous ne sommes plus que 5: Tony a rebroussé chemin. Vincent et Jean Baptiste cherchent  désespérément la suite. Benjamin rejoint Tony là où nous avions mangé. Vincent et JB finissent par trouver tardivement comment redescendre jusqu'à la rivière. 
    Une pente douce dans un chaos mène à un petit puits: Nous ne sommes plus que trois à apercevoir la rivière par endroits, mais le boyau remontant n'est pas trouvé, la corde manque pour la suite éventuelle et l'heure est déjà bien avancée. Demi-tour donc pour rejoindre Tony et Benj.
    La procession se met en mouvement ascendant, Benj et Tony en tête, et Solenn déséquipe.
    Les sorties s'étalent entre 20h et 22h, soit près de 12h sous terre et quelques courbatures en prévision.
    Une cavité très agréable, à refaire sans viser forcément le siphon...

    Marco


    Mardi, nous attaquons le traditionnel nettoyage du gite puis du matériel et ensuite nous reprenons la route vers nos pénates.

    Sortie dans la Meuse

    Du vendredi 30 mars au lundi 02 avril 2018
    Sur la commune de Lisle-en-Rigault, à la Maison Lorraine de la Spéléologie
    Du club : Solenn, Benjamin, Conor, Malo, Marco, Tony, et Vincent

    La Meuse, un territoire intéressant pour une première spéléo et/ou pour apprendre à équiper. Ça tombe bien, puisque Conor vient tout juste d'arriver au club, et que Tony et Malo sont en phase d'apprentissage des techniques pour équiper une cavité.

    Vendredi : la recette du Rupt du Puits
    En attendant l'arrivée dans la soirée de l'autre partie de l'équipe, Benjamin, Conor, et Marco sont allés visiter la rivière souterraine du Rupt du Puits, située sur la commune de Robert-Espagne.

    L'entrée s'effectue par un forage de 43 mètres, qui débouche dans le collecteur principal, proche du siphon aval. Pour atteindre le siphon amont, les trois spéléos ont progressé pendant plus d'une heure à contre courant, en alternant des niveaux d'eau différents (avec un minimum d'eau aux bottes et un maximum au torse), et en passant par le bas de la zone des cascades.
    Puis, après une pause déjeuner au début de "l'Affluent des Macaronis", demi-tour par la zone des cascades, mais par la vire cette fois-ci. Et pour pimenter davantage le retour, l'équipe a décidé de prendre un autre itinéraire, plus sportif, et pouvant être assimilé à une expérience culinaire...

    En effet, après avoir dépassé les marmites de l'affluent du même nom, elle s'est engagée dans le "Laminoir des Huîtres", pour aller ensuite tremper quelques minutes dans une boue liquide, avant de passer par la "Galerie du Sable" pour un panage en bonne et due forme. Cette boucle s'est terminée pour nos spéléos par le "Méandre Marcelin", un final un peu plus confortable. L'équipe est ensuite remontée à la surface, même pas cuite ;)


    L'entrée dans la forêt














    Descente dans le forage




    Samedi : dans la carrière souterraine de Savonnières-en-Perthois (épisode 1/2)

    Sous le soleil, avant d'entrer dans la carrière

    Solenn, Conor, et Marco, dans le Gouffre de la Sonnette
    Une fois n'est pas coutume, Marco a équipé la cavité, l'occasion pour lui de se remémorer les règles de base qui évoluent régulièrement. P30-P10 et P12, dans une humidité encore raisonnable, puis remontée en laissant l'équipement en place pour les autres. Une grande classique meusienne, toujours agréable à refaire...

    Malo & Benjamin, dans le Gouffre de l'Avenir
    Et hop, c'est parti ! Oh les deux belles broches pour commencer... L'occasion pour Malo d'apprendre à tricoter un nœud de chaise double, et d'économiser deux mousquetons. La suite, plutôt facile, sur broches et/ou IPN sera de courte durée. Car deux passages, un peu engagés et nécessitant d'être grand limiteront les possibilités d'équiper pour Malo. Cette cavité est intéressante pour travailler le hors crue, avec de nombreuses possibilités d'équipement à certains endroits. Seul bémol, dommage qu'elle soit brochée du début à la fin. Nous avons pu réaliser la traversée avec le réseau équipé par Tony & Vincent (la Grande Viaille), (grâce au petit coup de main de Vincent qui a fourni, avec un superbe lancer, la corde ultime pour équiper le dernier ressaut.  Et oui la fiche d'équipement n'était pas tip top...)



    Malo à l'équipement














    et qui prend la pose




    Tony & Vincent, dans la Grande Viaille
    Début de cavité sportif, car il a fallu traverser un méandre assez étroit puis équipement des puits par Tony, supervisé par Vincent. Dur dur au départ de se souvenir des nœuds et de retrouver la gestuelle pour Tony. Malgré une descente arrosée, le dernier puits est vraiment joli.
    En bas, alors que Tony attendait que le dernier ressaut de l'Avenir soit équipé, Vincent est allé visiter un méandre, assez boueux au vu de la couleur de sa combinaison au retour.


    Tony qui cherche l'entrée de la Grande Viaille

    Chacun ayant équipé sa 1ère cavité, les équipes ont ensuite tourné. Le trio Solenn-Marco-Conor s'est engagé dans la traversée Avenir-Grande Viaille. Croisant l'autre équipe en rade de corde et de matériel en haut du dernier ressaut, malgré que Benjamin ait rajouté tout son matériel perso pour aller le plus loin possible : mousquetons et corde d'intervention. Solenn a attendu l'arrivée en contrebas de l'équipe Vincent-Tony  pour récupérer une corde et finir d'équiper. Pendant ce temps Benjamin et Malo remontaient pour rejoindre la Sonnette. Tony et Vincent sont remontés en déséquipant l'Avenir,  tandis que le trio s'attaquait à la remontée de la Grande Viaille, déséquipée ensuite par Benjamin après son petit tour dans la Sonnette. Conor a découvert les joies des méandres étroits mais il a su garder son self-control et tout le monde s'est retrouvé dans la carrière.

    Dimanche : dans la carrière souterraine de Savonnières-en-Perthois (épisode 2/2)

    Petite pause déjeuner


    Vincent, Conor, et Marco, dans le Gouffre de la Besace
    C'est Vincent qui a équipé la cavité, assez éloignée dans les profondeurs de la carrière. Malgré un équipement hors crue, qui a consommé beaucoup d'amarrages, impossible de ne pas se mouiller à la remontée du petits puits juste avant la sortie. Cette cavité a permis à Conor de se confronter à ses premiers fractionnements, qu'il a passés sans difficultés.

    Solenn & Malo, dans le Gouffre de la Sonnette
    Après avoir révisé ses nœuds la veille avec Benjamin, Malo a équipé la Sonnette comme un chef : nœuds de chaise tricotés en tête de main courante, tête de puits en grand "Y" équipé du bout des doigts mais sans problème de réglage d'oreille. Il n'y a que son petit poids plume et sa taille qui lui ont joué des tours en bas du grand puits, ne lui permettant pas de bénéficier de l'élasticité de la corde. Il s'est ainsi retrouvé sur la pointe des pieds avec le nœud de fin de corde en butée dans son descendeur. Après quelques gesticulations, il s'en est sorti tout seul et a continué l'équipement de la suite.

    Benjamin & Tony, dans l'Avenir 71
    Pour atteindre le réseau de l'Avenir 71, Tony a d'abord dû équiper le début du Gouffre de l'Avenir. Puis, après avoir un peu cherché et visualisé l'entrée du réseau avec Benjamin, il s'est lancé dans l'équipement d'une vire assez aérienne, et plutôt technique pour apprendre les bases de l'équipement. Toutefois, c'est sous l’œil attentif de Benjamin, que Tony en maniant la clef de 13 et l'art du grand écart, a réussi à poser les pieds dans le réseau. La suite a été plus rapide, avec l'équipement d'un puits de 10 mètres, et l'arrêt du binôme sur un méandre très étroit dans sa partie finale, en forme de "S". Tony et Benjamin sont donc remontés pour aller déséquiper le Gouffre de la Besace, laissant la place à Conor, Marco, et Vincent.

    Comme la veille, les équipes ont ensuite tourné sur les différentes cavités.

    Benjamin, Marco, et Solenn

    Entraînement sur les falaises de Saulges

    Dimanche 25 mars 2018 (après-midi)
    Du club : Vincent et Benjamin

    C'est un peu au dernier moment que Vincent et Benjamin ont décidé de s'entraîner sur cordes. Un appel la veille, et hop, le lendemain ils étaient sur les falaises.

    Leurs objectifs : s'entraîner à équiper de façon différente, notamment dans des voies avec peu d'équipement classique (broches ou chevilles), pour travailler davantage avec les AN (amarrages naturels), les AF (amarrages forés), et les coinceurs. Et, profiter des voies équipées pour réviser les techniques de secours, notamment le dégagement avec évacuation d'une victime vers le bas, en intervenant depuis le bas. Vincent a travaillé la technique dite du "balancier - grande longe" et Benjamin de la "pédale crollée".

    Voici d'autres photos de leur après-midi :





    Sortie sur le Plateau d'Albion : entre brindilles et cordes spéléo

    Du dimanche 11 au samedi 17 mars 2018 - 5 jours de spéléo
    Sur les départements du Vaucluse et des Hautes-Alpes
    Du club : Marco, Vincent, et Benjamin (+ Nico, un copain d'un autre club)

    C'est sous un soleil radieux qu'a commencé notre séjour.

    Pause café sur la route


    Après 11h de route, et après avoir cherché un peu la maison de notre ami Alain, c'est vers 19h30 que nous arrivons enfin chez lui. Les retrouvailles sont courtes, à peine le temps de boire une bolée de cidre, qu'il doit déjà nous quitter pour aller sur Avignon... Nous découvrons donc nos chambres, la maison, le local matériel, et préparons la sortie du lendemain.

    Quelle surprise ! Nos lits sont déjà occupés par de drôles d'animaux... Un croco, un blaireau, un dromadaire, et une abeille. Nos mascottes pour le séjour sont trouvées ;)



    1er jour, lundi : Aven des Romanets
    Afin de se mettre en jambes, nous décidons d'attaquer la semaine par un petit trou inconnu de l'équipe. Bonne pioche ! Ça commence bien, la marche d'approche est quasi nulle. Vincent débute l'équipement du puits d'entrée, un P23 (puits de 23 mètres), puis du P15, du P3, et du P7. Benjamin prend le kit suivant et part équiper le P60 et le ressaut de 9 mètres (R9). Enfin, Nico termine l'équipement par un P36, un P28, et un P12, pour atteindre la cote d'environ -200 m. Nous laissons tomber le R4 et le R3 pour ne pas nous embêter, d'autant plus que le fond du P12 est déjà légèrement gazé (présence de CO2). Nous remontons donc en soufflant un peu, Marco déséquipe la partie équipée par Nico, puis Vincent celle de Benjamin, et Benjamin celle de Vincent. Cette cavité est très intéressante pour "travailler", car : non brochée, sans méandre, on ne quitte presque pas la corde, et ne possède pas de fiche d'équipement.

     Vincent en pleine action


    2ème jour, mardi : Aven Autran
    Après l'aven des Romanets, nous sommes motivés pour aller plus profond. Nous décidons donc d'aller visiter l'aven Autran, une classique du secteur, avec comme objectif d'atteindre la cote des -350/-400 m. Malheureusement, à ce moment là, nous ne savions pas que nous allions mettre un peu de temps à trouver l'entrée de la cavité, notamment parce que l'état du chemin était très détérioré et escarpé. Nos véhicules ont eu quelques difficultés à rejoindre le parking indiqué... mais nos pilotes (Vincent et Nico) nous ont finalement évité une marche d'approche trop longue.

    Bref, après avoir trouvé l'entrée, Benjamin et Nico se sont chargés d'équiper la première partie jusqu'au P3 après le Méandre Rouge. Puis, toute l'équipe, après avoir mangé, s'est donc engagée dans la partie horizontale, plus longue que nous le pensions, pour s'arrêter dans le Méandre des Égyptiens, non loin certainement du P103 (aux alentours de -200/-220 m ?). Qu'importe, la prochaine fois nous ferons mieux ! Nous faisons donc demi-tour, pour sortir vers 22h dans un froid glacial, mais sous un ciel très étoilé.


    3ème jour, mercredi : Aven Joly
    Une valeur sûre du plateau, pour compenser notre sortie de la veille. Cette fois-ci, pas de soucis pour trouver et rejoindre la cavité. Nous nous permettons même de déjeuner dehors sous le soleil. Notre objectif du jour est d'atteindre la cote -150 m, juste avant le Méandre de la Relativité Restreinte. Vincent débute l'équipement de cet aven qu'il ne connaît pas, jusqu'au sublime miroir de faille, puis Benjamin prend le relai jusqu'au début du méandre. Arrivés au fond, Vincent et Benjamin remontent pour laisser Marco et Nico déséquiper la cavité.

    Nico et Marco





















    4ème jour, jeudi : Aven du Souffleur (ou comment se tremper pour rien)
    Après avoir pris la météo (très pluvieuse = 20 mm de pluie annoncée, pas de neige à fondre, hiver assez sec) et appelé un spéléo local pour connaître les risques liés à l'eau dans cette cavité ("si dès le premier puits il y a beaucoup d'eau, vous pouvez faire demi-tour"), nous décidons de nous engager dans le Souffleur. Nous savons que la cavité est déjà équipée jusqu'à la rivière, -585 m, notre objectif, et normalement hors crue. Nous descendons par la nouvelle entrée (car l'ancienne s'effondre), et là surprise, il nous faut plus d'équipement que notre corde de 30 m (alors qu'on nous avait conseillé une 20 m). Pas de problème, notre véhicule n'est pas loin. Nous voila donc arrivés dans le réseau, les pieds dans l'eau... Rien de très grave, mais cela ne présage rien de bon. Après quelques minutes, nous atteignons enfin les premiers puits réellement actifs : le P36 + P5. La corde nous interpelle, puisque nous constatons déjà deux tonches (anomalies) isolées sur celle-ci. Youpiii, la corde frotte légèrement... Rien de méchant, mais ça commence bien pour un équipement en fixe. Nous descendons chacun sous les embruns, puis arrivé plus bas, c'est plutôt sous une partie de la cascade que nous terminons. Nous nous mettons à l'abris, nous sommes déjà tous bien trempés, la suite s'annonce risquée, nous décidons donc de faire demi-tour. C'est ça aussi la spéléo, il faut savoir renoncer. Nous avons tout de même vu une partie du Souffleur en crue, et tester cette nouvelle entrée ;) Au final, nous en profitons pour prendre un verre à Saint-Christol, et visiter Banon, où nous acheterons les fameuses brindilles de la Charcuterie Melchio (sorte de saucisson très long et fin, fabriqué avec du boyau d'agneau, disponible dans de multiples parfum : fenouil, nature, à la noix, etc.).
















    Ancienne entrée



    Nouvelle entrée



    5ème jour, vendredi : Aven de la Pépette (ou l'histoire d'une revanche)
    Il y a quelques années Marco, Benjamin, et Gabriel (un ancien du club) avaient déjà visité cette cavité. A l'époque, ils étaient descendus sans la topo, et avaient loupé le passage horizontale dans le P11. Sans doute parce que celui-ci se situe dans l'axe d'écoulement des eaux, et qu'il semble plutôt naturel de l'éviter pour descendre "au sec" (erreur ! héhé).

    Cette fois-ci, nous ne l'avons pas loupé. La suite est d'ailleurs très intéressante, puisqu'en descendant le P15, le P28, et le P19, pour atteindre la cote -150 m, nous avons pu observer des sapins d'argile, et du silex sous plusieurs formes : banc, boules, et boulets. Cette cavité, comme l'aven des Romanets, est très intéressante pour travailler l'équipement.


    6ème jour, samedi : Aven du Nid de l'Aigle (ou comment avoir peur de rester bloqué au gîte la veille de notre départ)
    Le Nid de l'Aigle... depuis le début nous avions repéré cette cavité, dite "sportive et technique" dans le recueil des "30 topographies du Plateau d'Albion". Certaines personnes disent même que ce -250 m équivaut à un -500 m. Parfait pour nous, qui souhaitons bosser l'équipement et le physique.

    La veille, le temps en fin de journée était plutôt nuageux avec quelques éclaircies, comme en témoigne la photo ci-dessous à gauche. Pour le samedi, la météo annonçait des pluies éparses, mais pas de...

    neige !!! Que c'est magnifique de se réveiller avec un paysage immaculé de blanc. Alain nous informe que le temps risque de rester ainsi toute la journée, et qu'il est possible que d'autre neige tombe. Il appellera d'ailleurs un ami à lui pour connaître la météo agricole... Verdict, de la neige est encore annoncée... Notre équipe décide donc, avec regret, d'annuler sa sortie pour quitter la région plus vite. Car, il est fort probable que si la neige persiste, que nos véhicules ne puissent pas sortir du hameau (vallonné et sans route goudronnée) où nous sommes situés. Mais ce n'est que partie remise ;) Désolé pour l'équipe de la Société Spéléologique d'Avignon (SSA), qui avait organisé toute la logistique, et avec qui nous devions descendre dans cette cavité.

    Un grand merci à Alain, Flavien, Loufy, et Patrick pour leur accueil et leurs infos durant notre séjour.


















    Quelques photos bonus

    Quelle est bonne la tartiflette !!




















    Champ de lavande et flore locale